Carnet de route

Dernière du cycle initiation, refuge de la Pilatte

Le 23/04/2011 par Guillaume Wettstein

J1 : Rendez vous aux aurores chez jean à 5h30. A 6h le camion est chargé et nous voilà prêt à partir à l’assaut des montagnes. Après environ 4 heures de route occupées par certains à finir leur nuit pendant que nos encadrants nous conduisent, nous voila arrivés à destination "la Bérarde". Alain dit « la doublure » nous conseille de nous garer au plus prêt du sentier menant au refuge. Sage décision dont nous comprendrons toute la portée le dernier jour de notre périple. Après un pique-nique nous commençons à nous équiper. Tout se passe plutôt bien jusqu'au moment où il faut mettre les sacs sur le dos; c'est lourd. Et oui on est en avril, la neige n'est pas là et il va falloir "porter" comme on dit. Heureusement les chefs nous indiquent qu'il n’a pas d'eau au refuge, on peut donc se délester de nos serviettes et autre nécessaire de toilette (super, 300g de moins). Et nous voilà partis pour le refuge de la Pilatte indiqué à 3h30 de marche. En à peine 1h15 (faut dire qu'on n’est pas là pour tricoter, on ne traine pas nous) nous voila arrivés au refuge. Damned ce n'est pas le bon, c’est le refuge du carrelet. On se remet en route, 30 min après nous trouvons la neige et nous pouvons enfin chausser les skis. Les sacs se font plus légers. Pour certains le sac reste lourd...il faudra aller au rattrapage sur la confection d'un sac pour l'alpinisme. 2h après nous voilà au refuge. Chacun prends ses marques et on se retrouve dans la salle commune pour l'inévitable pression. Déjà des clans se forme ceux qui prennent une bière, une vrai (un sérieux) et ceux qui prennent, une bière. Lorsque la commande arrive, le gardien nous annonce que nous buvons les dernières pressions et qu'il n'y en aura plus après. La panique s'installe au sein du groupe, certains commencent à convulser, d'autres se proposent déjà de faire un détour par la Bérarde demain après la course pour remonter un fût. Le gardien nous rassurera par la suite, s'il n'y a plus de pression, il reste des bières en cannettes ; nous sommes sauvés. Rassérénés par ces bonnes nouvelles nous passons à table. Au menu escalope de dinde aux champignons et polenta à l'ail (ce qui ne dérange personne vu que la boite de nuit la plus proche est… tout de même loin). Oula !! Déjà 9h tout le monde au lit.

 

J2 : 6h du mat, il est l’or mon seignor, petit déj et c'est parti. On commence par descendre d'environ 200 mètres (de dénivelé, Bah oui autrement cela n’aurait pas été un problème) et on peut partir à la conquête du col de la Condamines. Apres 1h nous voilà revenus au niveau du refuge aux grands damnes de certains. On arrive sur le glacier de la pilatte et à notre grande surprise (du moins à la mienne) la neige est excellente. La montée apparait plus facile car chacun imagine déjà les belles courbes qu'il va faire et les belles traces qu'il va laisser. Mais on déchantera vite, un petit passage très raide nous obligeant à déchausser nous fera perdre beaucoup de temps et d’énergie et nous forcera à abandonner le sommet qui se couvre. Nous prenons tout de même un peu d'altitude, enlevons peaux et couteaux pour nous lancer dans la descente. Le soleil, joueur, percera les nuages pour nous éclairer le col des Condamines et nous faire presque regretter de ne pas continuer. Mais la descente sera tout simplement magique, certains même dirons que nous avons frôlé le nirvana. De superbes traces, qui pourront être admirées depuis le refuge, seront laissées sur le glacier comme une signature de notre passage. Cependant avant de pouvoir les admirer il nous faudra remonter jusqu'au refuge. S'ensuivra pique-nique et bières pour se requinquer. Et voilà venue l’heure tant attendu de la sieste... Non, non pas encore, c’est le moment de faire les exercices de corde. L'exercice s'avère difficile, une corde périra dans la bataille. Saluons le courage de « la doublure » qui s’est porté volontaire pour jouer la victime. Apres ces exercices néanmoins riche d’enseignement, la sieste sera remplacé par l'apéro. Notre gardien nous offrira un apéro, vin rouge à la pèche de vigne. Bien qu’évident personne n’aura su trouver qu’il y avait de la pêche. Au menu du diner lentilles, merci Edith, accompagnées de saucisses et oignons ; la nuit s'annonce agitée voire très agitée (comprendra qui pourra). Pour nous aider à nous endormir notre gardien (toujours lui) nous offrira une petite goutte ; au choix poire ou génépi. Et là attention notre hôte a sa recette, fini les 40 jours de préparation, lui il fait cela en trois heures. Le génépi est ramassé à 12h et c’est prêt pour le goûter. Pas de souci de fraicheur du génépi.

 

J3 : 6h du mat petit déj on refait ses sacs (Hé oui il faut tout reprendre) et c'est reparti pour 200 mètres de descente avant l’ascension. Tout se passe bien c'est magnifique, le soleil et la bonne neige sont au rendez vous. Le soleil sera tout de même taquin nous obligeant à nous changer souvent mais nous permettant ainsi d’essayer l’ensemble de nos vêtements (on ne les aura pas montés pour rien). On attaque le dernier coup de cul pour le col du conte Faviel mais la neige et la pente très forte nous obligent à changer nos plans. Nous redescendons un peu pour attaquer le col du Clot. On pense en venir à bout facilement mais la neige est toujours instable nous obligeant à faire 24 conversions (on vous avait dit de réviser avant de venir) en à peine 50 mètres de dénivelé. Pour atteindre le haut du col, il faudra déchausser et faire un peu d'escalade, pour le plus grand bonheur de l'auteur de ses lignes. La vue au sommet est superbe. Après la séance photos, Alain installe une corde pour descendre le petit passage en désescalade et nous voila partis pour attaquer la descente. Là encore c'est magistral, la neige est superbe et les godilles et grandes courbes sont de sortie. Nous descendons rapidement ces belles pentes pour arriver dans de la neige de printemps. Attention, elle est changeante... Nous décidons d'aller le plus bas possible à ski. Cela nous offrira une superbe balade. Attention il faut rester concentré, gaffe aux cailloux, attention la rivière, déchausse, rechausse, pousse sur les bâtons... Une fois arrivés au bout du dernier névé, nous remettons les skis sur le dos pour retourner sur le sentier menant au parking. Pour ceux qui pensaient que c’était fini c’était sans compter la traversée de la rivière puis de la forêt (toujours marrant avec les skis) pour rejoindre le sentier. Après cela nous arrivons au premier refuge, le refuge du carrelet où nous pique-niquons avant d'avaler le reste de la descente. Arrivés au camion, on se change, on se rince dans la rivière et on boit la traditionnelle bière de fin de sortie en terrasse avant de rentrer à Dijon.

 

Fin du cycle initiation. A l'année prochaine.







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