Carnet de route

Grimpe dans le sud : Sainte Victoire et Calanques

Le 25/02/2012 par Brizard Jérémie

1er jour:

Mise en jambe et découverte du rocher à la Sainte Victoire, dans le secteur de la "Paroi du Rouge". Sous un ciel d'un bleu insolent, nous avons découvert ce secteur sympathique dans des voies allant jusqu'à 38 mètres (un peu juste pour les cordes de 70!), avec une vue plongeante sur la belle vallée provençale. Au loin, la fumée blanche de la centrale jure un peu sur ce décor magnifique mais nous l'oublierons bien vite tant l'ambiance est agréable. Le toit d'un rouge ocre qui surplombe le secteur est équipé par des secondes longueurs bien déversantes que nous garderons pour une prochaine visite, en meilleure forme (7a min) !

2eme jour:

Retour à la Sainte Victoire pour une grande voie, à l'est du massif, au nom plutôt intriguant : "Demaindebeure - Aboradul". Pour les chiffres : 180m de haut, 7 relais, cotation 5c max mais une longueur avec quelques pas de 7a, A0 selon le topo (un peu de marge nécessaire, même en tirant au clou...).

Dans les premières longueurs, nous découvrons le style prédominant à la Sainte dans des dalles très positives avec un équipement parfois... aérien ! L'escalade se diversifie ensuite avec un passage délicat dans un dièdre, puis avec la remontée finale sur l'arête de la "Pyramide", un grand bloc triangulaire qui se détache de la paroi principale. L'arrivée au sommet donne lieu à un panorama grandiose sur la vallée, dans la lumière rasante d'un soleil déjà déclinant. Les deux cordées se séparent alors pour emprunter les deux itinéraires de descente proposés. Olivier et Quentin choisissent la voie pédestre tandis que Thibaut et Jérémie se lancent dans la série de rappel qui mènent au pied de la falaise. Le premier rappel restera longtemps gravé dans nos mémoires avec une descente vertigineuse et un relai "plein gaz" sur la face lisse et verticale de la Pyramide. Les pitons rouillés qui nous maintiennent suspendus n'ont rien pour nous rassurer. La suite de la descente sera longue et laborieuse, dans l'obscurité naissante, et nous révèlera l'importance du réveil-matin dans l'inventaire de base du grimpeur itinérant !
 

3eme jour:

Départ au petit matin pour Marseille et ses calanques tant attendues. Si nous en doutions encore, l'ambiance Marseillaise nous confirme que l'été commence dès Février en dessous d'Avignon. Nous aurons une petite pensée pour ceux qui, ayant succombés aux charmes de Fontainebleau, resteront à la salle pour le weekend.

Nous avons choisi pour ce premier jour une grande voie dans les Calanques de Luminy : La Commune. Elle se compose d'une série de traversées assez abordables au dessus de la mer, suivies par deux longueurs en descente dans une caverne ouverte sur l'océan, et s'achevant par trois longueurs de remontées en 6a. L'occasion pour nous de découvrir l'art de la traversée, typique des Calanques, qui permet d'admirer les convolutions de la falaise à quelques mètres des vagues. Un parfum de vacances s'ajoute à celui des pins, courbés par le mistral et la chaleur, tandis que de bien belles images s'impriment sur nos yeux éblouis.
 

4eme jour:

Dernières heures de grimpe, en visite à la Paroi des Toits à Luminy. Sous un soleil de plomb, nous découvrons quelques voies dans ce secteur très typé. Le profil de la falaise donne le ton dès le début : du dévers, encore du dévers, toujours du dévers ! Si les voies les plus faciles sont assez patinées, nous avons pris grand plaisir à arpenter cette paroi réputée. Un grand merci à Olivier pour avoir équipé (et enchainé !) les voies les plus difficiles. Tandis que le soleil décline à nouveau, nous jetons un dernier regard à la crique féerique et pittoresque avant de remonter en voiture pour le voyage de retour.


 







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