Carnet de route

SUR LES PAS DE NAPOLEON : LE CAF DIJON AU VAL D'ENTREMONT - SAISON 2 (7/8 mars 2

Le 07/03/2015 par GUYON Robert

Nous partîmes......nombreux ! 13 skieurs et un nombre important de raquetteurs, direction le val d'Entremont.

Le temps était top et la nivo pas top. Malgré cela, notre chef bien aimé, Laurent D. (dont je cache le nom pour ménager sa grande sensibilité) nous a dit : « bon ben on y va et on verra bien sur place ».

Une fois sur place, le temps était toujours top et la nivo toujours pas très top. Heureusement, la nécessité de louer du matériel à Orsière (Valais), a permis de discuter avec un autochtone très urbain qui nous a recommandé une course sans risque dans la zone déterminée.

Décollage à 10h30, depuis le parking de la petite station de Vichères, direction la tour de Bavon (un bitonio rocheux dominant ycelle) par un chemin balisé pour les raquettes. Un long et magnifique parcours à travers les bois nous immerge dans le monde de Heidi (mais si, rappelez-vous, l'insupportable gamine qui vient casser les pieds de son Gross Vater, lequel n'avait rien demandé et coulait des jours paisibles au sommet de sa montagne, en ermite).

Bref, après ce retour dans le monde de l'enfance, nous débouchons sur le plateau de Monnay, sommet de la station de ski.

Nous suivons la crête et profitons d'un paysage remarquable avec côté droit (dans le sens de la montée) le massif du mont Blanc, et du côté gauche, le groupe Vélan - Combins.

Commentaires :

« Bon, en face tu as le Vélan et puis après c'est le grand Combin !

  • Où tu as vu jouer ça ? le Vélan, tu peux pas le voir d'ici.
  • Mais je te dis que SI !!! La meilleure preuve, c'est que je suis monté dessus l'année dernière.
  • Alors là, juste en face de nous, c'est le bonhomme du Tsapi ?
  • Ah non, impossible ! Il est derrière nous ! etc, etc... »

Pause déjeuner au soleil, vers 2340 m et toujours dans une ambiance très haute montagne, malgré de fréquents passages de skieurs sur piste manifestement hermétiques à la poésie des lieux.

La descente se fait, d'abord dans un vallon, puis, sécurité oblige, sur la piste. Évidemment, la vitesse moyenne de descente  a été suffisamment rapide pour qu'on se retrouve tous au bistrot bien avant l'heure habituelle de l'apéro.

Une fois cette formalité accomplie, direction l'auberge des Charmettes pour installer notre couchage. On commence à avoir nos habitudes dans ce dortoir d'une rigueur toute militaire (notre Chef, le grand timonier, considère que l'auteur de ces lignes ne s'est jamais remis d'un court mais intense passage sous les drapeaux !).

La suite se passe sans surprise : Arrivée du groupe en raquettes (les piétons ha ! Ha !), 2° apéro, gueuleton, dodo.

Ah, si ! Un point important : L'aubergiste, dans son immense bonté et ayant le souci de notre confort, nous attribue en sus, une chambre de 4 lits dans son auberge « pour être plus au large ». Nous y exilons d'autorité les ronfleurs déclarés.

Réveil vers 6h30 et petit déjeuner dans la foulée.

Le départ se fait avec rapidité et méthode, direction la Dranse (au pied de Liddes) ou se trouve le parking. Dans l'intervalle, nous perdons le minibus ou se trouve le gros des effectifs.

Donc, nous entamons la montée (nous, cad les passagers de la voiture du chef) vers la Cretta de Vella (2519 m) avec un bon quart d'heure d'avance sur le reste de la troupe. Mais comme nous sommes le groupe des lents, le groupe des fusées a tôt fait de nous rattraper.

La montée se fait tout d'abord en forêt, puis vers l'altitude 2100 m, nos débouchons sur une croupe dégagée aves le sommet en face. Celui-ci prend la forme d'un croissant avec une arête nord-ouest et une arête nord est qui constitue la voie normale.

Problème : Pour accéder à la voie normale il nous faut descendre de quelques dizaines de mètres et prendre pied dans une combe bien pourrie (accumulations, plaques, etc..).

L'arête nord-ouest est tracée mais celle-ci est un peu expo et, vue d'en bas, peu enneigée et très pentue. C'est cette voie qui va être suivie.

« Bon,  nous dit le chef avec lucidité, on va pas monter tous au-dessus on est trop nombreux et ça craint.  Qui reste en bas ? »

Una ange passe.

Lentement, quatre mains se lèvent pour des motifs variés : Fatigue, ampoules, maux divers, etc..

« Parfait, reprend le chef, on redescendra par la combe et on vous prendra au passage. Vous n'aurez qu'à nous rejoindre quand on sera à votre niveau (ndlr : La combe en question est à une petite centaine de mètres en contrebas) »

L'auteur de ces lignes estime alors en son fort intérieur que la probabilité de se regrouper à la descente est proche de zéro. Il décide donc de rester pour accompagner le groupe afin d'éviter que cette sympathique sortie ne se transforme en fait divers (et puis aussi, parce qu'il est déjà venu J).

Après un bon casse-croute au soleil, la descente se fait en forêt, dans une neige assez pourrie, il faut bien le reconnaître. Et le petit groupe arrive au parking, tranquille et joyeux.

Le reste du groupe nous rejoint un peu plus tard.

Nous avons peu d'informations sur les conditions de leur montée et descente subséquente. Il a été néanmoins question de neige pourrie, vernes, etc..

La suite est classique : Apéro en terrasse, auto puis dodo à la maison.

 







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